Encore sur la circoncision

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Encore sur la circoncision

Message  Admin le Mer 20 Aoû - 13:51

La circoncision pour lutter contre le Sida : moins d’infections et plus d’économies ?
11/08/2008


La conférence internationale sur le Sida, qui se tenait pour la première fois en Amérique latine, s’est clôturé il y a 3 jours.
Ce rendez-vous a été l’occasion pour Pratis.com de vous demander votre avis quant à votre rôle dans la lutte contre le Sida. Le dernier sondage qui traitait de la circoncision a permis à 145 de vos confrères de s’exprimer sur un sujet tabou – car pour la plupart d’entre vous, aucune étude scientifique ne démontrait l’efficacité de la circoncision face à l’infection par le virus du VIH...


Il ne s’agit pas de déclarer que la circoncision empêche de contracter le SIDA, mais de supposer que celle-ci peut s’incarner comme un moyen de prévention, en complément du préservatif.

Les premières études menées en 1986 tendaient à montrer que l’ablation du prépuce réduisait le risque de transmission du VIH. Il y a 3 ans, l’Agence Nationale de Recherche sur la Sida, aux côtés de chercheurs de l’Inserm, ont apporté des chiffes afin d’appuyer cette thèse en menant une étude auprès de 3274 hommes de la région d’Orange Farm, près de Johannesburg, en Afrique du Sud où le taux de circoncision est faible (27,8%) et la prévalence au VIH est élevée (22%). Les scientifiques ont clos leurs travaux en déclarant que la circoncision masculine réduisait le risque de transmission au VIH d’environ 60% chez l’homme – des résultats confirmés en décembre 2006 par des équipes américaines et africaines. « Les travaux sur la circoncision masculine ont ouvert une nouvelle ère dans la lutte contre le Sida : nous disposons dorénavant d’un nouvel outil potentiel de prévention » a déclaré le Pr Jean-François Delfraissy, Directeur de l’ANRS.

Une publication de PloS ONE du 7 août montre que la circoncision masculine pourrait éviter 2 à 8 millions d’infections sur 20 ans en Afrique subsaharienne, ce qui aurait pour avantage d’économiser 2 milliards de dollars dans les 14 pays de l’étude – une diminution du nombre de personnes infectées entraînerait une baisse des budgets que les pays consacrent aux traitements.

Une politique de santé publique d’envergure pourrait ainsi augmenter le nombre d’hommes circoncis à travers le monde, aujourd’hui estimé à 30% de la population masculine. Les scientifiques ont en effet mené une campagne d’information et de prévention auprès de leur échantillon sud-africain. 80% des hommes non-circoncis interrogés étaient prêts à sauter le pas si « l’opération » était gratuite et sécurisée.

Seule condition pour mettre en œuvre le processus : rappeler que la circoncision n’est qu’un moyen de se prémunir de l’infection par le VIH et que le préservatif reste de mise.

« Si les données de l’étude ne sont pas généralisables à l’ensemble des pays africains, elles sont encourageantes et suggèrent que des programmes de circoncision peuvent être menés dans des régions a priori peu habituées à ce type de pratique à la condition d’être accompagnées de campagnes d’information » conclut Bertrand Bertran Auvert, qui coordonnait l’enquête de l’ANRS.

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